Résultats de l'inventaire des oiseaux 2013-2014

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Données et textes issus de l'étude complète de l'avifaune de la ZPS Vallée de la Meuse, NEOMYS-COL, 2014. 

L'étude se compose de deux missions conduites successivement au cours des années 2013 et 2014. La mission 1 avait pour objectif de relever les différents éléments physiques pouvant avoir un impact positif ou négatif sur la biodiversité de la vallée de la Meuse (ZPS). La seconde mission permettait de réaliser un inventaire complet de l’avifaune présente au sein de la ZPS de la Vallée de la Meuse. Elle portait sur un cycle biologique complet (migrations post et prénuptiales, hivernage et reproduction). Le principal effort de terrain s'est principalement porté sur la phase de reproduction. L'avifaune nicheuse a été séparée en divers cortèges (en fonction des grands types d'habitats) avec, chacun, des prospections spécifiques.

Migration post-nuptiale

Milan royal - Milvus milvusLes prospections menées dans le cadre de l’inventaire de l’avifaune en période de migration postnuptiale 2013 ont permis de contacter 40 espèces patrimoniales. Seules les espèces patrimoniales ou les espèces peu fréquentes ou en groupes importants ont été notées.

La réalisation d’un passage mensuel en période de migration postnuptiale ne permet que d’obtenir qu’un échantillon à un instant donné de l’utilisation de la ZPS pour la halte migratoire. Il en est de même pour la migration prénuptiale. A ces périodes de grands déplacements, les effectifs d’oiseaux sont très variables et extrêmement dépendants des variations climatiques (coup de froid, direction et force des vents ...). Les inventaires ont tout de même permis de révéler le potentiel d’accueil de Vallée de la Meuse. La grande diversité d’espèces patrimoniales observées en halte migratoire témoigne de l’intérêt de ce milieu pour l’avifaune. On peut entre autres relever certains chiffres intéressants tels que les 223 Grandes Aigrettes ou les 63 Milan royaux. 

Hivernage

Grande Aigrette - Ardea albaCe sont 21 espèces patrimoniales, qui ont été contactées au cours des prospections réalisées dans le cadre du recensement de l’avifaune hivernante. 

Bien que plus stable qu’en période de migration, les effectifs d’oiseaux hivernants ne sont pas figés en hiver mais fluctuent en fonction des modifications climatiques. On peut remarquer le stationnement d’un maximum de 173 Grandes Aigrettes au mois de décembre. Cette espèce est en pleine expansion depuis de plusieurs années. Les effectifs relevés cet hiver confirme ce constat. 

La diversité d’espèces patrimoniales relevées en période hivernale est assez bonne, sans toutefois être exceptionnelle. De même, aucun hivernant très rare en Lorraine n'a été observé. La qualité des milieux et leur quiétude est de la plus haute importance pour l’avifaune en cette période difficile qu’est l’hiver où l’énergie est précieuse et ne peut-être dépensée à fuir en cas de dérangement. 

Migration pré-nuptiale

Ce sont 37 espèces patrimoniales qui ont été notées au cours des prospections réalisées dans le cadre du recensement de l’avifaune en période de migration prénuptiale. La plupart des observations concerne des individus en halte migratoire mais quelques-unes concerne des oiseaux en migration active. 

Pluvier doré - Pluvialis apricariaLes prospections ont permis de réaliser des observations très intéressantes tant en termes de diversité qu’en termes d’effectifs. On peut par exemple relever la présence d’un groupe d’environ 5 000 Vanneaux huppés sur la commune de Champneuville au lieu dit « La Grande Noue » ou encore les observations d’un Faucon kobez, d’une Sterne naine, d'un groupe de 15 Avocettes élégantes (groupe exceptionnel pour la Lorraine) et d’un groupe d'environ 500 Pluviers dorés.

Ces données démontrent que la ZPS de la Vallée de la Meuse constitue une étape de grande importance pour de nombreuses espèces d’oiseaux au cours de leur voyage migratoire. La présence de ces oiseaux étant intimement liée à la qualité et à la tranquillité de leurs zones de nourrissage et de repos.

Au printemps, l'importance des stationnements d'un grand nombre d'espèces (anatidés, Grue cendrée, limicoles …) dépend énormément des niveaux d'eau de la Meuse. Les conditions optimales se rencontrent généralement après les principales crues de fin d'hiver, alors que de grandes surfaces de prairies sont inondées sans toutefois être submergées par un courant fort. 

Nidification

Grand-Duc d'Europe - Bubo buboDes écoutes de 20 minutes (Indices Ponctuels d'Abondance, IPA) ont été réalisées sur 40 points du site. Ceux-ci ont été choisi aléatoirement parmi des sites représentants différents types de milieux : bosquets, cultures, pâtures, prairies de fauche, rivières et annexes.

Ces IPA ont principalement permis d'étudier les oiseaux communs de la vallée et ils permettront une comparaison à de nouveaux IPA d'ici quelques années.

Retrouvez les conclusions 2014 concernant les oiseaux communs.

En plus des IPA qui permettent de suivre surtout les oiseaux communs, les différents cortèges d'oiseaux présents ont été étudiés durant la nidification :

  • espèces des prairies (Courlis cendré, Tarier des prés, Râle des genêts, Bruant proyer, Pipit farlouse)
  • espèce des bocages et pelouses (Pie-grièche écorcheur, Pie-grièche grise, Alouette lulu)
  • rapaces diurnes (Milan royal, Faucon pélerin, Faucon hobereau, Bondrée apivore...)
  • espèces de carrières et falaises (Grand-Duc d'Europe)
  • espèces liées au cours d'eau et ses rives (Martin-pêcheur d'Europe, Hirondelle de rivage, Guêpier d'Europe, Petit Gravelot)
  • espèces des roselières et friches humides (Bruant des roseaux, Locustelle tachetée, Phragmite des joncs, Rousserolles effarvatte et verderolle)
  • pics (Torcol fourmilier, Pic noir)